Genèse : Historique et Contexte
L'association Imragen.
Il était une fois l’histoire de personnes, qui, plus que tout, désiraient
voir le monde et la vie prospérer. De fil en aiguille il évoluèrent
vers le monde associatif où il furent amenés à participer à
la création et à la vie d’une association. La vocation de cette association est de réaliser et d’aider à
la réalisation de projets. En celles-ci ont été rassemblé
pleins de bonnes volontés. Son nom représentant un symbole de l’alliance
de l’homme et de la vie sauvage : IMRAGEN.
Les Imragens sont un peuple de pêcheurs nomades vivant entre le désert
et la mer en Mauritanie, suivant les migrations des bancs de poissons. Ils sont
connus pour une pêche ancestrale où chaque année, ils collaborent
avec les dauphins pour pêcher le mulet royal.
Cette alliance est le symbole de la vie, nous n’existons pas, nous coexistons.
C’est l’équilibre et l’adaptation qui permet la survie
d’un peuple ou d’une espèce.
Les maîtres mots dans cette association sont l’envie et l’aventure
humaine. D’une idée, il faut conceptualiser, pour construire et faire
aboutir. Rien n’est impossible, il faut mobiliser les volontés, les
moyens et le plaisir d’agir. En retour l’expérience apporte
à chacun des éléments pour aller plus loin
Contexte technologique, médiatique et socio-économique.
Notre monde vit aujourd’hui une révolution technologique profonde
et persistante qui tend à modifier les rapports entre humains et les rapports
entre l’homme et la nature.
L'Internet est un outil technologique incontournable, un espace virtuel en
pleine expansion exponentielle dotés de possibilités toujours
plus étendues. Or nos expériences personnelles respectives nous
ont révélé des lacunes, des maillons faibles dans la toile
que nous avons décidé de renforcer. En effet cet espace libre
risque le sectarisme pour des raisons de rentabilité et le grand public
s'en retrouve lésé par le fait que ceux qui diffusent sur le net,
nous imposent des produits, des infos et des programmes très limitatifs, le reflet de leurs besoins socio-économiques.
Ce qui laisse un gouffre béant entre la réalité et le monde
médiatique qui n'est qu'un reflet mercantile de celui-ci. Sans doute
une des causes principale de la déstructuration sociale et de la peur
(stress) de se sentir dans un monde qui n'est pas le sien.
Combien sont déçus de ne pouvoir trouver satisfaction après
moult recherches parce que les liens ne sont établis que dans un but
commercial correspondant. «Vous n’achetez pas chez moi je ne vous
dirai pas où trouver». Cette idée d’un Internet supermarché
ouvert pour ceux qui ont les moyens et fermé pour les autres, nous rebute,
Internet ne doit pas devenir comme les autres médias un outil majoritairement
commercial ou politique mais être représentatif de notre monde,
de notre vie de tous les jours.
Il nous fallait donc trouver le moyen de remédier à cela en mettant en
lumière les acteurs exclus des médias classiques afin de rééquilibrer
les forces et donner plus de choix et de chances à l’émergence
d’un nouveau système de production et de diffusion basé
sur les attentes des uns et le pouvoir des autres.
Les professionnels de l’Internet se doivent d’observer la base afin
de répondre à ses besoins. Le multimédia permet de toucher
un large public, du chercheur averti au simple butineur, de celui qui cherche
des informations précises à celui qui n’aspire qu’à
la satisfaction culturelle ou ludique.
Ce constat nous amena à conceptualiser un projet permettant de faire partager
les aventures de chacun. Cette volonté allait, chaque jour, chaque
instant, se renforcer pour aboutir à la naissance d’un projet un
peu fou.
Naissance du Projet
A partir de ces diverses réflexions le projet fut conçu dans le
but d’amener la technologie vers le social, le culturel et l’artisanat
pour permettre à tout un chacun de pouvoir l’utiliser avec le minimum
de contraintes. Car la rapidité de l’évolution fait que celle-ci
n’est appréhendable que par le peu de gens qui la contrôle
et veulent imposer à tous leur vision du monde.
Libérer les médias des instances de contrôle et de propagande,
responsabiliser les gens en leur donnant des outils de communication issus des
dernières technologies.
La toile, là où se tissent, chaque jour, des milliers de liens,
un outil d’avenir à rendre accessible au plus grand nombre pour limiter
la fracture numérique.
En rendant les technologies plus accessibles, dans l‘intérêt général,
l’idée est de permettre à chacun de se représenter
dans celles-ci, donc de favoriser la diversité des représentations
associatives, sociales, culturelles, artistiques et artisanales.
Objectif vital : la libre expression.
Telle est l’essence du projet baptisé ASSOMEDIA.
Projet d'intérêt Général
Le projet ASSOMEDIA, tout comme l'association Imragen, ne soutien aucun parti politique, ni aucune religion, ni aucun groupe particulier.
Son action est située dans la dimension de l'intérêt général. ASSOMEDIA se veut représentatif de la diversité.
Le sentiment d'avancer ensemble, d'agir pour tous, d'être solidaires,
sont les fondements d'un travail constructif. Plutôt que "le pressage
de citron jusqu'à la dernière goutte" que l'on jette ensuite.
Le déclin économique perceptible aujourd'hui (la croissance s'amenuise) est le signe de l'inadaptation
du travail et de sa représentation dans son environnement. Le résultat d'une vision
d'un travail productif plutôt que constructif.
Les choix de sociétés
sont faits selon les besoins de productivité et de rentabilité
de quelques uns. Chacun de ces quelques ne pouvant s'attarder aux besoins des
autres. C'est le libre échange, la libre concurrence. Libre, certes,
mais les critères externes à la rentabilité et à
la productivité ne sont quasiment pas pris en compte. Alors que ces critères
oubliés agissent directement sur les "résultats" mondiaux.
En effet, le stress, la suractivité vont à l'encontre d'un travail
de qualité et causent des dégats sur la santé et de ce fait
accroissent les coûts des cotisations patronales et autres.
Les problèmes mondiaux, que l'on pourrait résumer aux disparités
Nord-Sud, causent de lourds dégats. Etant donné que la terre est un espace fini avec des ressources limitées,
il est clair que ceux-ci touchent de plus en plus les "résultats" mondiaux. Un exemple: en répondant
à des besoins mondiaux comme l'éducation et la santé, en
soutenant des demandes locales sur le rapport d' échanges équitables de compétences,
nous pourrions enrayer plus efficacement les fléaux qui touchent l'humanité
comme les endémies, les épidémies, la surpopulation (dans les
pays industrialisés, la démographie se stabilise), et ainsi limiter
les dépenses qui aujourd'hui servent à "mettre des pansements
sur des fractures ouvertes".
Deux tendances aujourd'hui
1. Une dictature globale, totale et sans partage, pour pouvoir "contrôler"
toute la planète et ses ressources grâce aux technologies et aux moyens de propagande.
Faire supporter tous les coûts communs, santé, éducation,
solidarité à la population en leur donnant juste les salaires minimum pour qu'ils puissent avoir
l'impression d'exister en consommant.
Exonérer les sphères dictatrices de ces charges.
Détruire l'unité des personnes à travers la haine, le stress, la
peur, dans leur intérieur et dans leurs relations avec les autres. Pour
cela il suffit d'exacerber ce que l'on nomme dans les religions les "péchés".
Tout donner pour faire pécher et surtout tout faire
pour amener la culpabilité, le renfermement, pour briser l'unité
intérieure et extérieure. Anéantir la cohésion, foyer de réactions.
Il suffit de regarder l'histoire pour
voir le "coût" général de ce type de vision, le montant des
"dégâts collatéraux".
Seule contrepartie: la lutte des
uns contre les autres permet aux arrivistes, aux imbus de pouvoir, aux bêtes dociles, d'être
surproductifs.
Mais à contrario la main d'oeuvre en esclavage n'a jamais été
très productive. Même si l'esclavage moderne est masqué
par une liberté sous contrôle, le sentiment général
perceptible d'oppression, de répression, le manque d'espace libre, de
souffle, bride la "productivité" et ne laisse qu'une visibilité à très court terme sans
perpective d'avenir pour les générations à venir.
2. Une évolution de l'humanité entière,
ayant comme base l'adaptation à l'environnement, un développement durable.
Il faut permettre à tous d'être
reconnus, existants et de pouvoir participer volontairement, activement, à
l'évolution à partir de son action locale, quotidienne.
Une personne motivée d'elle-même est beaucoup plus efficace, productive, réfléchie
dans ce quelle fait. Elle sera moins malade, plus joyeuse et transmettra son
entrain. Il est donc important de définir un projet où tous puissions
avoir notre place selon ce que nous sommes, notre caractère, pour pouvoir être moteurs, volontaires et responsables de
notre évolution.
Il faudra toujours
des commerciaux, des cadres, des économistes, des militants, des scientifiques, des pacifistes pour agir mais dans un
cadre commun avec un sens commun, sinon il ne restera plus rien.
Le défi de notre génération et des génération à venir
est de permettre à l'homme continuer son évolution;
nous pourrions aujourd'hui même parler d'expansion; tout en préservant son
cadre qui l'a fait naître.
Le rôle de l'homme ne pourrait-il pas être de permettre à la
vie de perdurer, de continuer à évoluer ?
Dès qu'un espace nouveau apparaît, comme une île après une éruption volcanique,
la vie va coloniser cet espace en s'adaptant.
A travers l'espèce humaine, la vie terrestre ne pourrait-elle pas se développer au delà de la terre et coloniser un nouvel espace ?
Nous pouvons reconnaître chez l'homme deux dimensions, ceux qui colonisent et ceux qui préservent.
Les peuples dits "primitifs" qui adaptent leurs besoins à leur environnement et
possèdent ainsi de fantastiques connaissances de celui-ci. Et
les peuples dits "civilisés" qui veulent toujours plus et adapter l'espace à leurs besoins en détruisant les écosystèmes.
Si les "colonisateurs" continuent, de nombreuses formes de vie continueront de disparaître, ainsi que de nombreuses connaissances.
La destruction d'un peuple, d'une espèce, d'un milieu qui a mis des siècles à se constituer ne peut se remplacer.
Si on tue la vie, il y a très peu de chance que nous puissions survivre très longtemps dans nos artifices.
Dans cet optique, il est donc important de mettre en avant les solidarités,
les actions positives, de responsabiliser les gens pourqu'ils puissent rayonner
et être en pleine possession de leurs moyens pour que nous avancions
tous. Il faut donner du sens, rassembler et bâtir autour de la notion d'intérêt général de s'adapter à
notre environnement pour que nous puissions tous nous sentir impliqués au sein de notre vie quotidienne,
dans la réussite des grands projets globaux, dans notre travail, dans
l'éducation de nos enfants, dans la solidarité avec les personnes que nous
cotoyons au quotidien: nos familles, nos amis, nos collègues, nos voisins, etc...
Préserver notre monde ne peut se faire sans l'implication de tous. De plus en plus la conscience de cette
nécessité progresse. Chacun se doit d'être tous les jours un peu plus moteur dans cette voie.
Le choix d'ASSOMEDIA
ASSOMEDIA soutien cette deuxième voie décrite. Utiliser les technologies
à des fins solidaires, démocrates et républicaines, pour que notre monde arrête de basculer de gauche,
à droite de manière chaotique, et qu'il trouve un véritable équilibre.
Donner du sens à "liberté, égalité, fraternité".
Donner une suite positive à l'histoire, montrer que nous sommes capables
de prendre en compte les erreurs du passé et ne pas reproduire ces mêmes
schémas qui veulent nous laisser croire que seule la souffrance et l'horreur
sont moteurs de l'évolution.
Construire, s'ouvrir, pour que nos enfants puissent grandir dans l'espoir.
Les outils de communications sont les armes des puissants. L’arrivée
d’Internet pourrait laisser l’espoir d’un changement dans ce
domaine. Un monde libre est en pleine expansion dans le domaine informatique.
De très nombreuses personnes développent des outils gratuits pour
tous (LINUX, APACHE, PHP, MYSQL, ainsi que de nombreux logiciels).
L’idée est la suivante : mettre en connexion cette communauté
libre des développeurs et les acteurs du monde solidaire pour rendre accessible
à tous les outils de communication et de gestion les plus puissants pour
que la solidarité rayonne plus fortement et pondère les objectifs
économiques.
Internet permet à chacun aujourd’hui de s’exprimer, mais la
multiplication des informations rend difficile l’accès où
la lisibilité de celles-ci sans utiliser d’autre moyens de communication
(publicité, journaux, télévision,…). D’ailleurs,
le fonctionnement des moteurs de recherche fait monter aux premières places
des résultats, les sites ayant le plus de liens pointant vers eux et les
mieux référencés. Le référencement est un travail
très coûteux qui permet à ceux qui ont de l’argent d’avoir
leurs sites optimisés pour les moteurs de recherche. En définitive
plus le temps va passer plus ceux qui ont de l’argent seront facilement
repérables sur Internet.
L’évolution rapide des technologies oblige ceux qui veulent communiquer
avec Internet à faire des modifications techniques tous les deux, trois
ans. Ce rythme est difficile à suivre et demande de l’investissement,
donc pas à la portée de tous.
De très nombreuses initiatives ou réalisations concrètes,
associative ou artistiques n’ayant pu être diffusées par manque
de moyens sont perdues ou restent inaccessibles.
La réponse serait donc de créer sur Internet un média avec
les outils les plus évolués grâce aux techniciens du monde
libre informatique accessible dans toutes les langues avec des outils de traduction
intégrés, pour tout ceux qui agissent solidairement. Ce média,
comme le Forum Social Mondial n’appartiendrait à personne et à
tous et serait la représentation libre des actions. Chacun gérant
sa propre diffusion. Pas de comité de rédaction. Une charte de bon
sens à respecter avec des comités de surveillance ouverts et libres.
Les outils seraient adaptables dans les sites de chacun comme, pour ceux qui connaissent,
SPIP. En mettant à jour les contenus de son site, automatiquement la mise
à jour est faite en parallèle sur le media. Si des personnes participent
ou s’adresse à vous sur le media, automatiquement cela apparaît
sur votre site ; en effet la base où sont stockées
les données étant commune.
Tout ces fonctionnements sont à réfléchir avec un maximum
d’acteurs pour que ce média soit accessible et représentatif
de ses objectifs. L’idée étant de faire converger les savoir-faire
vers les besoins.
Le nom choisi, ASSOMEDIA devait être compréhensible dans un maximum
de langues et exprimer simplement la vocation de l’outil. « Asso »
renvoi à l’association, à l’action commune, à
des personnes qui s’associe ensemble dans un but autre que lucratif. Et
Media représentant la notion de diffusion.